[Test] Agents Of Mayhem, Quand les Avengers se mêlent à l’univers de Saints Row pour tout exploser

Ah Saints Row, je ne sais pas pour vous mais j’ai toujours adoré cette licence surtout depuis que les développeurs du studio Volition ont clairement assumé le côté décalé de leurs jeux. Inutile donc de vous préciser que j’attendais avec impatience Agents Of Mayhem la nouvelle production disponible depuis le 18 aout sur PS4, Xbox One et PC. Mais que vaut-il vraiment, faut-il sauter dessus tête baissée ? La réponse dans notre test du jeu Agents of Mayhem.

Tony Stark dans son armure d’Iron Man ? Non l’agent Hollywood dont l’égo est tout aussi démesuré.

Test Agents of Mayhem, les Avengers à la sauce Saints Row vont tout exploser à Séoul

Agents of Mayhem est un spin off de Saints Row ?

Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, Agents of Mayhem découle bien directement de l’univers de Saints Row. Vous retrouverez donc plusieurs personnages comme l’excellent Johnny Gat, mais aussi des références en tout genre, le code couleur violet si appréciez par le studio et de nombreux éléments divers comme la fleur de lys et j’en passe. Autre point qui nous prouve bien que l’on est dans le même univers, les dialogues et l’humour ultra décalé du jeu.

capacité mayhem

La capacité Mayhem de Johnny Gat est digne d’un film de John Woo

Une nuit en enfer pour un scénario vite oublié

La nouvelle licence de Volition s’inspire directement des films à succès de Marvel et DC Comics. En effet, les développeurs ne cachent pas leur volonté de créer une brigade de super héros rien qu’à eux, baptisé les Agents de M.A.Y.H.E.M. Pourquoi Mayhem ? Voici la signification : Multinational Agency for Hunting Evil Masterminds. Les bras cassés recrutés aux quatre coins du monde représentent un savant mélange entre les Avengers et Suicide Squad, certains étant totalement barrés. Les agents devront affronter un groupe de super-vilains (logique me direz-vous) connu sous le nom de L.E.G.I.O.N. pour League of Evil Gentlemen Intent on Obliterating Nations. Au niveau des acronymes on est plutôt pas mal les copains. Vous l’aurez compris le scénario ne sera pas le point fort du jeu et l’absence totale de mise en scène n’aide pas à s’intéresser à l’histoire.

Un monde ouvert bien trop minimaliste

Vous évoluerez dans la ville de Séoul en Corée du Sud, une localisation inédite dans le vaste univers des Open World. Vous pourrez vous déplacer librement dans la ville, utiliser presque tous les véhicules…et c’est…tout. Agents of Mayhem propose un monde sous exploité. Impossible de conduire des motos ou des véhicules volants par exemple. Il n’y a quasiment aucune interaction avec le décor ou les PNJ si ce n’est quelques plateformes à activer. On ressent clairement que l’aspect monde ouvert n’a pas était développé. Vous pouvez parfois changer de musique dans un véhicule mais il n’y a pas de nom de radio, pas de playlist, pas d’animateur, rien. On retrouvera tout de même quelques missions secondaires ici et là mais sans saveur comme conduire un véhicule d’un point A à un point B, détruire une installation de L.E.G.I.O.N et plus encore. Vraiment dommage, d’autant plus que les petits gars de chez Volition possède tout de même une sacré expérience dans le domaine.


Exploration aérienne de Séoul

Tous les personnages du jeu Agents of Mayhem ont la faculté d’effectuer 3 sauts consécutifs. A noter que le dernier saut est différent et stylisé en fonction de votre héros. De plus, vous pourrez également vous propulser en avant et changer de héros même durant un saut. Au final cela donne des déplacements aériens relativement impressionnants une fois maitrisées. On prend donc plus de plaisir à explorer la ville en sautant de maison en immeuble en passant par un monument plutôt que de prendre un véhicule. Agents of Mayhem prend alors des faux airs de Sunset Overdrive sorti en 2014 exclusivement sur Xbox One. On ne peut s’empêcher de penser également à Jet Set Radio et même à Mirror’s Edge pour l’aspect futuriste de la ville de Séoul.

La vue est plus belle d’ici !

Les 12 salopards du jeu Agents of Mayhem

Vous débuterez votre combat contre Légion avec 3 personnages : Fortune, Hollywood et Hardtack. La particularité du jeu Agents of Mayhem c’est que vous jouez avec trois personnages. En effet, il est possible de switcher de l’un à l’autre en pleine action pour alterner les capacités de vos personnages. C’est également un bon moyen pour recharger votre bouclier et patienter pendant que celui-ci se recharge. Après quelques missions, vous pourrez débloquer de nouveaux agents en réalisant deux missions. La première souvent anodine et répétitive pour localiser l’agent et la seconde en incarnant uniquement ce nouveau personnage.

Mon trio fétiche dans Agents of Mayhem

Chaque Agent possède sa panoplie de gadgets, son Exp, ses améliorations et ses technologies. Au final sa donne un bon paquet d’éléments à débloquer pour booster votre héros préféré. A noter aussi que l’ensemble de vos actions durant une partie affecte les trois membres de votre escouade (exp…).

Oni instaure la terreur dans les rangs de L.E.G.I.O.N

Parmi les 12 super-héros de Agents of Mayhem on citera également Rama et son arc mais aussi l’ancien membre des Yakuzas, Oni. Tous les deux optent pour l’infiltration grâce à un camouflage optique. D’autres personnages sont en revanche plus brutal comme Yeti et Hardtack, des colosses plus lourds à déplacer mais plus puissants. Au rayon des femmes fatales, Daisy fera la différence avec sa sulfateuse tout comme l’agent Braddock qui semble sortir tout droit du film Aliens 2 le retour. Bref, les 12 agents représentent le réel point fort du jeu Agents of Mayhem tout comme la possibilité d’alterner entre les trois en pleine action. Cette fonction casse avec le côté répétitif des missions. On regrette cependant qu’il n’y ai pas de mode multi ou coop pour plus de fun.

Yeti est plutôt du genre…givré

Une direction artistique plaisante

On retrouve bien évidemment la patte artistique du studio Volition dans le jeu Agents Of Mayhem. De plus, la charte graphique des derniers jeux Saints Row est également respectée. Malgré tout, le studio a réussi à apporter un petit plus à son jeu grâce à cet aspect cartoon très réussi. En effet, avec des contours épais et des traits parfois plus grossiers Agents of Mayhem ressemble parfois à l’excellent Borderlands. Et il faut avouer que la fusion entre les deux univers est plutôt agréable et même très réussie. De plus la ville futuriste de Séoul regorge de végétation, de temple asiatique et d’immeuble gigantesque à la hauteur de la plus grande ville de la Corée du Sud. On prend donc un grand plaisir à explorer Séoul à la recherche de coffres et de cristaux.

Les cinématiques de Agents of Mayhem sont également très réussies

La chasse aux noyaux d’énergie

Dans Agents of Mayhem, vous devrez mettre la main sur des éclats de cristal rouges éparpillés aux quatre coins de la ville de Séoul. C’est même quasiment le seul intérêt pour explorer la ville futuriste de Séoul, escalader les buildings, et farfouiller sous les ponts. Dès que vous aurez collecté 10 éclats vous pourrez construire un noyau qui vous permettra d’améliorer votre personnage (plus de dégâts, capacité Mayhem amélioré…). On a donc vite fait de se détourner de son objectif principal pour amasser de nombreux cristaux et booster au maximum son perso préféré.

La gestion de votre base (Ark) et vos ressources

Dans Agents of Mayhem votre objectif premier est de massacrer les sbires de ce pauvre docteur Babylon. Et dans leurs lentes agonies ces derniers laisseront tomber des liasses de billets, des pièces et différentes ressources. Il faudra ensuite vous rendre sur l’Ark, la base de notre groupe de Super-héros pour vous organiser. Sur place vous pourrez : débloquer de nouveau véhicules grâce à des plans collectés durant vos missions mais aussi améliorer vos agents et votre base avec de nouvelles compétences. Le labo R&D (Recherche et développement) de Gremlin vous permet de fabriquer des armes très puissantes grâce aux matériaux que vous aurez ramassés. Enfin, le volet conflit mondial vous permet d’envoyer des agents partout dans le monde pour régler des affaires et ainsi vous rapporter encore plus d’objets. L’ensemble de l’Ark donne un aspect gestion appréciable mais un peu générique et trop automatisé.

Ce que l’on a aimé dans Agents of Mayhem

  • 12 agents charismatiques, farfelus et très différents
  • Une direction artistique qui oscille entre Saints Row IV et Borderlands
  • Séoul en monde ouvert, fleuri et futuriste
  • Agents of Mayhem est un très bon défouloir avec des combats nerveux
  • Des combats de boss sympathiques

Ce que l’on a moins apprécié dans Agents of Mayhem

  • Ni coop, ni local, ni multi vraiment dommage pour un jeu de ce genre
  • Manque cruellement de variété dans les objectifs
  • On a du mal à s’intéresser au scénario et à l’histoire des personnages en raison d’une mise en scène quasi inexistante
  • Monde ouvert pas bien vaste et qui manque de vie
  • L’aspect gestion de base en retrait
  • Très, très mais très répétitif

Il faudra régulièrement pirater divers installation

Conclusion 14/20

Pour conclure, Agents of Mayhem est un jeu qui joue avec nos sentiments. D’un côté on appréciera grandement la variété des 12 personnages qu’il propose et la possibilité de switcher de l’un à l’autre à tout moment. Mais de l’autre on lui reprochera des missions répétitives et qui manquent souvent d’inspiration. On s’émerveillera face à sa direction artistique qui mêle parfaitement l’univers de Saints Row aux traits cartoonesques de Borderlands. Mais on pestera face à un scénario sans grand intérêt et une mise en scène inexistante. Gros point noir du jeu, l’absence totale de multi ou de coop qui aurait pourtant pu tirer le titre de Volition vers le haut et fédérer une communauté de joueurs. Agents of Mayhem s’amuse donc avec nos nerfs et nous fait osciller entre plaisir et frustration dans une ville de Séoul futuriste et pourtant si agréable à parcourir. On bouclera donc l’aventure principal mais sans forcément y revenir plus tard…dommage.

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