Test Weeping Doll Ambiance sordide et drame familial en VR, ça vous tente ?

Test weeping doll : C’est une poupée… Qui fait non, non…

Le 27 octobre 2016, l’éditeur chinois Oasis Games, déjà derrière Ace Banana et Pixel Gear, sortait son aventure horrifique intitulée Weeping Doll pour le PSVR. Développé par TianShe Media, le soft verra bientôt le jour sur PC également. Vous y incarnez une domestique, qui va explorer la demeure de ses employeurs, et tenter de remonter au sources des tourments de cette maisonnée… Le couple qui y vît a deux jumelles. L’une d’elle possède une tâche de naissance sur le visage. Les deux fillettes sont inégalement traîtées, et vous voilà parti pour de l’exploration et des énigmes dans cette maison visiblement en désordre. Et il y a ces poupées…

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Test weeping doll : Une prise en main périlleuse

Les déplacements sont hélas très laborieux. Non seulement il n’y a pas de mode libre (mouvement fluide classique), mais en plus le « Shadow Step » (comprendre téléportation, ou clignement, comme dans un Dishonored ou The Assembly) est peu maniable, lourd à utiliser. La distance parcourable en une fois est de plus très limitée, si bien que même pour traverser une petite pièce, vous devrez vous y reprendre à deux ou trois fois.

Alors certes, on ne ressentira pas de nausée avec ce système de déplacements, mais l’exploration se trouve plombée par ce choix, surtout qu’il n’y a aucun paramétrage possible, contrairement à une majorité de titres PSVR actuels. Et pour reprendre l’exemple de The Assembly, la téléportation, plus pratique et intuitive, vous orientait automatiquement vers les points d’intérêts. Ici vous devrez manœuvrer plusieurs fois pour arriver à vos fins. Vous devrez jouer comme ça, et pas autrement, pas le choix ; et c’est regrettable… Le gameplay partait pourtant avec de bonnes idées : L2 correspond à la main gauche, R2 à la main droite. Il faut laisser appuyer les deux lorsque l’on veut assembler deux objets…

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Test weeping doll : A mi-chemin entre Layers of Fear et Gone Home?

Quelques énigmes relativement simples à résoudre, des clés, des petites clés, des grandes clés… Qui vous donneront une clé ! J’exagère, mais on retrouve des poncifs un peu trop facilement disséminés ça et là, malgré quelques bonnes idées. Les voix et les dialogues sont réussis, mais tout le jeu est en anglais, et non sous-titré ! D’ailleurs, certes le titre est vendu une bouchée de pain, mais on a un sentiment de strict minimum frustrant.

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La bande sonore est très efficace, mis à part le genre de faits suivants. Dans le salle de bain, le bruit de l’eau est inaudible à un certain endroit, et si vous avancez d’un demi orteil, pouf ! Vous entendez glouglouter ! Ne pas avoir de montée graduelle dans ce cas précis casse l’immersion, et c’est dommage, car avec les bruitages utilisés, qui sont de qualité, et la spatialisation… C’est vraiment un détail insignifiant que je vous dépeins ici, mais il est révélateur du soin dont a pu bénéficier ce titre : de bonnes intentions, quelque peu gâchées par des contraintes techniques, par un manque d’originalité, un manque de finition.

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Tous ces défauts n’empêchent pas à certains passages d’avoir leur charme. Graphiquement, c’est de bonne facture. Les décors sont jolis, ça a même de la gueule si on veut être honnête. La direction artistique et l’ambiance sont elles aussi intéressantes, et me font personnellement pas mal penser à Layers of Fear, sur bien des points (exploration contemplative autour d’une sordide histoire de famille, scare-jumps et mystère autour de sombres penchants humains…).

Cependant, ne vous attendez pas à la même saveur. Moins effrayant, moins prenant… Le plus intéressant est dans l’histoire et la narration, bien que la mise en scène soit convenue. On cherchera quand même, par curiosité, à gratter le vernis de la « famille idéale » qui s’écaille. C’est un petit conte macabre sans grande envergure, très court, mais il vous fera toujours passer un moment en période creuse de titres VR… Mais si vous recherchez le grand frisson, ruez-vous plutôt sur Here They Lie !

weeping doll

Test weeping doll : Les +

  • Ambiance
  • Décors réussis
  • Bande sonore efficace
  • Le prix
  • La narration

Test weeping doll : Les –

  • « Aides à la VR » obligatoires et non désactivables, sans alternative
  • Anglais non sous-titré pour tout le monde !
  • Des passages trop classiques
  • Très court
  • Sans grand intérêt finalement

Conclusion 13/20

Weeping Doll avait des arguments pour au moins nous interpeller, voire nous attirer. Abstraction faite de la maniabilité, plutôt foireuse et peu agréable en pratique, l’intention de bien faire ressort, avec l’inventaire par exemple, ou le fait de gérer ses deux mains indépendamment. Le move aurait été le bienvenu, mais là encore, on ne va pas au bout du concept (pourtant sur le store, la mention « Ps Move obligatoire » est présente. Si on y ajoute les fautes d’orthographe dans la description, on pourrait penser à un complot de Sony contre nos amis chinois !).

C’est un goût d’inachevé qu’on a en bouche, où on sent que c’est à l’économie que l’aventure s’est construite, avec de surcroît un manque d’originalité dans bien des cas. Mais l’histoire parvient à accrocher tout de même, et les voix des acteurs insufflent aux protagonistes l’authenticité suffisante pour maintenir l’intérêt. Si vous n’avez vraiment rien à vous mettre sous la dent, tentez votre chance, ça vous fera toujours passer une heure ou deux… Pour une dizaine d’euros. Mais je vous aurai prévenu…

Article rédigé par Echap

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