Notre test de WRC 7, un jeu de rallye tout bosselé ?

Toujours développé par Kylotonn et édité par BigBen Interactive, le jeu de rallye WRC 7 est disponible sur PS4, Xbox One et PC depuis le 15 septembre 2017. Vous ne rêvez pas, moins d’un an après la sortie de WRC 6. Un délai très court qui soulève des interrogations légitimes quant aux réelles nouveautés de ce septième opus. Découvrons donc si le jeu de course de Kylotonn est à la hauteur de nos attentes.

Notre Avis sur WRC7, le jeu de rallye officiel

Attention au dos d’âne

Principal changement dans ce WRC 7, les tracés retravaillés. En effet, il ne vous faudra pas plus de quelques minutes pour vous rendre compte que ce septième opus vous demandera un temps supplémentaire d’adaptation. Dans un premier temps les routes semblent plus étroites que sur les éditions précédentes, ce qui corse sacrément l’affaire. De plus, les développeurs ont pris soin d’ajouter des bosses ici et là, des crevasses et j’en passe. Les sillages laissés par d’autres bolides pourront également vous déstabiliser et avoir un impact direct sur votre conduite. Les tracés de WRC 7 sont donc plus réalistes et demandent de la rigueur pour décrocher le meilleur chrono. En revanche, cette amélioration fait ressortir un aspect plus négatif, la physique des voitures. En effet, votre voiture de rallye peut littéralement faire un 360, atterrir sur le toit et même se stopper net sur une simple crevasse. Fort heureusement ce n’est pas toujours le cas je vous rassure mais il faut admettre que la physique des bolides est encore perfectible dans WRC 7.

Des sensations toujours au rendez-vous

Comme pour WRC 6, les sensations de vitesse et de conduite sont bien présentes dans WRC 7. On appréciera d’ailleurs ce petit zoom de caméra à chaque virage serré ou coup de frein, ce qui renforce l’immersion. WRC 7 trouve le juste équilibre entre vitesse et exigence de conduite, il faudra en permanence rester sur vos gardes. Le test de conduite disponible au début du jeu vous permet de déterminer votre conduite (amateur, semi-pro, pro, simulation) afin d ‘adapter votre expérience de jeu. WRC 7 est donc accessible à tous les joueurs et ravira aussi bien les novices que les pilotes confirmés.

Un contenu encore trop léger

Une nouvelle fois c’est le principal point faible de ce WRC 7, le contenu. Attardons nous tout d’abord sur la partie solo qui vous propose 13 rallyes contenant chacun 5 épreuves spéciales. Un total donc de 65 tracés qui pourront vous occuper durant de nombreuses heures. De plus, il est possible de régler les conditions météorologiques : pluie, ciel dégagé, neige et même le moment de la course : aube, midi, soirée, nuit. Vous trouverez ensuite un mode carrière que nous évoquerons plus longuement après et la possibilité de réaliser des championnats personnalisés.

Intronisés avec l’édition précédente, les défis sont une fois de plus au rendez-vous. Il s’agit ici de décrocher le meilleur temps en ligne sur une épreuve spéciale spécifique. Le défi est limité dans le temps et vous permet de gagner des points, même si je dois vous avouer que je n’en ai pas encore cerné l’utilité.

Un mode carrière bien trop classique

Le mode carrière de WRC 7 ne va pas bouleverser vos habitudes. Vous choisirez tout d’abord le nom et le prénom de votre pilote ainsi que la nationalité. Il faudra ensuite choisir votre premier contrat en WRC Junior et faire vos preuves à travers de nombreux rallyes. La suite vous la connaissez, vous enchainerez les spéciales avec un retour au stand à chaque fin de journée pour effectuer les réparations éventuelles sur votre voiture et jeter un œil sur les commentaires des réseaux sociaux. Et ça ainsi de suite jusqu’à atteindre le rang WRC. Bien qu’appréciable, le mode carrière de WRC 7 manque cruellement d’ambition et de forme. On aurait apprécié quelques cinématiques pour renforcer l’immersion, des rivalités… Les idées ne manquent pas pour améliorer ce mode mais les développeurs semblent entêtés à nous sortir le même mode chaque année.

Quelques ajouts pour ce WRC 7

On note tout de même quelques petits ajouts pour ce WRC 7, heureusement me direz-vous. Tout d’abord la possibilité cette année de faire des faux départs, car oui même en rallye il y a des faux départs et en tant que simulation de rallye il était donc important de les introduire dans le jeu. Vous pourrez dorénavant changer la langue de votre copilote et même le mettre en japonais. Ça change quoi me direz-vous ? Rien du tout pour nous pauvres joueurs français mais si vous voulez vous faire un trip linguistique n’hésitez pas.

Les points positifs

  • Des tracés retravaillés, plus accidentés et plus étroits
  • Beaucoup plus exigeant au niveau de la conduite
  • Graphiquement un poil au-dessus par rapport à WRC 6
  • Une sensation de vitesse toujours présente
  • Un gameplay qui s’adapte aux joueurs (arcade ou simulation)
  • Multi local en écran splitté
  • Toute la panoplie officielle (pilotes, sponsors…)
  • Modélisation des véhicules
  • Bande son réaliste

Les points négatifs

  • Un contenu plutôt pauvre
  • Pas vraiment d’ajout important par rapport à WRC 6
  • La physique des véhicules parfois étrange
  • Mode carrière qui manque d’ambition
  • La gestion des dégâts
  • Un prix un peu élevé

Conclusion 15/20

Très ressemblant à son prédécesseur c’est bien sur les tracés que ce WRC 7 se démarque. Avec des terrains bosselés, des crevasses et j’en passe, la simulation de rallye développé par Kylotonn devient plus exigeante dans sa conduite. A cette rigueur viennent s’ajouter des sensations de vitesse toujours aussi plaisantes et une modélisation des véhicules remarquable. Cependant on reprochera à WRC 7 son contenu un brin rachitique et son mode carrière qui manque cruellement d’ambition. Vendu au prix fort, certains joueurs hésiteront, et on les comprend, à passer à la caisse tant le contenu est proche de WRC 6.

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