Chronique Maître Gims (Sexion d’assaut) : Subliminal

Attention, si vous faites parti de cette génération qui adhère totalement à la Sexion d’assaut. Si pour vous ce groupe est une révélation, du pur talent, du vrai rap, alors honnêtement ne lisez même pas la suite de cette chronique, sinon vous allez saigner du nez et nous haïr.

« Maître »  Gims,  Subliminable. Le supplice commence, une introduction digne de l’album « Gloria » des prêtres, vous savez le vieux, le chinois et l’autre sur TF1, dommage l’instrumental était correcte. Le Mc enchaîne avec un titre fort, sombre et nerveux, « Meurtre par strangulation » avec de grosses punchlines mais aussi de bonnes blagues.

Puis le désormais célèbre « j’me tire », l’artiste l’avoue lui-même « j’vais l’dire juste pour la rime ». Rîmes plates mais titre entêtant, c’est la recette du succès. « J’me tire » je sais qu’on l’a déjà tous dis au moins une fois en entendant cette chanson « bah vas y tire toi et tais toi» … mais j’vais l’dire juste pour la chronique…

Alors là attention, si vous aimez le style vocodeur, auto-tune c’est-à-dire des humains avec des voix de robot parce qu’ils ne savent pas chanter alors vous allez adorer l’album subliminal. D’abord avec  le titre « Freedom » totalement inaudible pour une oreille normale. Dans « ça décoiffe », il y a aussi des cyborgs. « J’fais des sons comme personne » (extrait du titre  « ça marche »), tu m’étonnes, encore heureux, là aussi les robots chatonnent un refrain vide de sens. En réalité, Gims doit être cybernétique, sa voix se robotise quasiment sur tous les titres.

Allez courage, on va survoler d’autres titres…

« Epuisé »,  alors arrête et rentre chez toi, à partir de 2min15 on dirait un sketch de thomas Ngijol, la chute est superbe aussi « …mal au dos ». On enchaine avec Le titre inutile « Pas touché » avec le tout aussi inutile PitBull avec encore des popolopopolo. Puis, Gims se prend pour Pavarotti sur « Bella ». Et allez pour finir, un petit extrait du titre One shot, « ici ça fais d’la zik-mu juste pour déconner », là au moins on est d’accord. Un titre à la Francky Vincent, vous verrez on vous sortira ce titre au milieu de l’été avec un beau clip au soleil. Là aussi il y a des robots et des pom pompelup

Maintenant parlons des bonnes choses, car oui il y en a quand même. « VQ2PQ » où Gims arrive enfin à allier fond et forme avec des rimes plus riches, même constat pour le titre « à la base » qui tient la route. « Laisse tomber » grâce à la participation de Dr.Beriz et insolent. « Outsider” qui lui aussi ne brille uniquement que par la participation des excellents Beidjik, Dadju (the shin sekai) et xgangs, titre malheureusement gâché par le refrain. Le titre «Changer» qui apporte le quota variété française de l’album est lui aussi agréable à écouter.

Conclusion 08/20

Cet album va cartonner, ce n’est pas ironique, c’est une certitude car toute une génération porte le groupe Sexion d’assaut dont il est le leader, mais même avec toute la bonne volonté du monde nous n’arrivons pas à adhérer à ce style. Si faire n’importe quoi c’est avoir du talent alors oui cet artiste est talentueux. Gims mélange tous les styles, parfois ça marche mais la plupart du temps ça donne du grand n’importe quoi. La définition de « Maître » Gims c’est simple : Utiliser les rimes les plus simples et les plus plates possibles mais en les chantant, même sans savoir réellement chanter, dans l’unique but de réaliser des hits entêtant et entraînant. Quitte parfois à tomber dans le ridicule qui malheureusement et médiatiquement parlant, ne tue pas.  Un album à classer à côté de celui de Fatal Bazooka car il nous fait quand même bien rire avec des phases qui viennent tout droit du cerveau de Jean Claude Van Damme. Alors Gim’s c’est pour quand le Stand up ?