Test Clean Up Earth : Aspirer pour sauver le monde, le pari fou de Magic Pockets

Il est 23 heures, les lumières de mon salon sont tamisées et je viens de passer les quarante dernières minutes à traquer une canette de soda récalcitrante dans un buisson numérique au bord d’une plage virtuelle. Dit comme ça, l’expérience pourrait ressembler à une corvée dominicale dont on se passerait bien. Pourtant, une satisfaction étrange, presque hypnotique, m’envahit alors que le « bip » de mon détecteur s’accélère. Un coup d’aspirateur high-tech plus tard, la plage est immaculée, et sous mes yeux, des fleurs exotiques repoussent instantanément tandis qu’un groupe de tortues rejoint l’océan. Nous sommes le 17 avril 2026, et voilà quinze jours que Clean Up Earth, le dernier bébé des Français de chez Magic Pockets, occupe mes sessions nocturnes. Plus qu’une simple simulation de ménage à la PowerWash Simulator, ce titre nous propose une odyssée écologique où chaque détritus ramassé dans le virtuel semble alléger notre conscience dans le réel.

Pourquoi le scénario de Clean Up Earth nous envoie-t-il nettoyer le passé ?

L’aventure commence de manière assez classique par une petite phase de personnalisation. On choisit son avatar, son style, sa tenue de travail, avant d’être propulsé dans un futur où l’humanité a trouvé une solution radicale pour gérer ses déchets : les envoyer dans le passé via des portails temporels. Un pitch un peu fou qui justifie notre présence sur des îles paradisiaques, des montagnes escarpées ou des canyons désertiques, tous souillés par les restes de notre civilisation. Dès les premières minutes, manette en main, la sensation est immédiate. Le Terra Cleaner, notre outil principal, réagit avec une précision chirurgicale. On sent la résistance de l’air, le poids des objets que l’on aspire, et cette boucle de gameplay si particulière aux « simulateurs de satisfaction » s’installe. On vide une zone, on recycle, on améliore son équipement, et on recommence.

Comment fonctionne le gameplay du Terra Cleaner manette en main ?

Le gameplay de Clean Up Earth repose sur une boucle d’aspiration et de recyclage extrêmement gratifiante grâce à la physique du Terra Cleaner. Le rythme du jeu est volontairement lent, invitant à la contemplation plutôt qu’à la performance pure. Cependant, ne vous y trompez pas, la progression est réelle. Au fur et à mesure que l’on avance, les déchets de base laissent place à des structures plus complexes. On passe de la simple bouteille en plastique à des fûts radioactifs ou des débris métalliques enfouis profondément dans le sable. Chaque action de nettoyage redonne vie à l’écosystème, offrant un retour visuel permanent sur l’effort accompli.

Quels sont les différents modules d’aspiration et d’amélioration disponibles ?

Le Terra Cleaner de Clean Up Earth propose un système d’embouts modulaires essentiels pour venir à bout des différentes pollutions rencontrées. Il faut jongler entre les différents accessoires que l’on trouve sur le terrain : l’embout vert pour les déchets nucléaires ou le jaune pour l’excavation des détritus enfouis. Cette montée en puissance de l’équipement est gratifiante, d’autant que l’argent récolté via le Recyclab permet de booster la portée, la maniabilité ou la puissance d’aspiration, rendant le travail de plus en plus fluide. L’aspect stratégique réside dans la gestion de ces modules pour optimiser le nettoyage de chaque zone.

À quoi ressemble l’univers visuel et sonore de Clean Up Earth ?

Visuellement, le studio Magic Pockets a fait un choix intelligent en misant sur une direction artistique colorée, vive et surtout très lisible. Sans chercher la démonstration technique pure qui ferait exploser nos cartes graphiques, le jeu joue sur le contraste saisissant entre les amoncellements grisâtres de déchets et la renaissance éclatante de la nature. Le dépaysement est garanti : on voyage des eaux turquoise des îles tropicales aux sommets enneigés. Le sound design, bien que discret, accompagne parfaitement cet état de flow. Si le silence domine parfois, l’option de louer une radio pour diffuser des pistes « chill » est une excellente idée qui renforce l’aspect relaxant et méditatif de l’expérience.

Pourquoi le mode coopération est-il indispensable pour les grandes zones ?

Le mode coopération de Clean Up Earth permet de transformer une tâche monumentale en une aventure collective fun et rapide. En solo, nettoyer les cartes les plus vastes peut s’avérer fastidieux, demandant parfois plusieurs heures pour ramasser des tonnes de plastique. À plusieurs, jusqu’à 8 en privé ou 25 en ligne, on se répartit les rôles selon les modules d’aspiration. Cette synergie communautaire est le cœur battant du jeu, d’autant que les sessions en ligne déclenchent de véritables micro-dons pour des associations environnementales réelles. C’est ici que le titre de Magic Pockets prend toute sa dimension sociale et militante.

Quels sont les problèmes techniques rencontrés sur PS5 et Xbox Series ?

Techniquement, Clean Up Earth souffre de quelques imperfections de jeunesse malgré ses qualités artistiques. Sur les versions consoles, j’ai noté des chutes de framerate régulières, surtout lors des sessions à 25 joueurs où les effets de particules et d’aspiration saturent l’écran. Plus frustrant encore, l’absence de sauvegarde manuelle au sein des niveaux longs peut coûter cher en cas de crash, bien que le Quick Resume sur Xbox limite la casse. Ces instabilités n’entachent pas gravement le plaisir de jeu, mais elles rappellent qu’un suivi rigoureux du studio sera nécessaire pour polir totalement l’expérience.

Foire Aux Questions (FAQ)

Est-ce que le jeu est difficile ?

Pas du tout. Clean Up Earth est conçu comme une expérience « cosy » et relaxante. Il n’y a pas de game over, pas d’ennemis, et le seul défi réside dans votre patience et votre capacité à atteindre les 100% de nettoyage.

Faut-il obligatoirement jouer en ligne ?

Non, l’intégralité du jeu est faisable en solo. Cependant, gardez en tête que certaines zones de fin de jeu sont très vastes. La coopération est vivement recommandée pour plus de fluidité.

Comment le jeu aide-t-il réellement l’écologie ?

En jouant lors des événements communautaires, votre progression collective déclenche des micro-dons financés par l’éditeur en faveur d’organisations environnementales réelles, sans que vous ayez à débourser un centime.

Notre verdict final

Clean Up Earth est une bouffée d’air frais dans le paysage vidéoludique de 2026. S’il n’évite pas certains écueils comme une répétitivité marquée et quelques instabilités techniques, il compense par sa générosité et son message sincère. C’est le genre de titre que l’on lance pour décompresser, porté par une boucle de gameplay addictive et la satisfaction quasi thérapeutique de voir un monde souillé redevenir un éden verdoyant. L’aspect solidaire ajoute une couche de sens qui manque trop souvent à nos divertissements modernes.

Note : 78 %

« Clean Up Earth transforme la corvée de ramassage en un acte militant et méditatif, prouvant que le jeu vidéo peut vraiment sauver le monde, une canette à la fois. »