HORSE CLUB Ride West : Le Far West au pas pour les jeunes cavaliers

Cinq ans après avoir repris la licence des célèbres figurines allemandes de Schleich, l’éditeur et développeur Wild River Games revient en selle. Après HORSE CLUB Adventures (2021) et sa suite Hazelwood Stories (2022), le studio bavarois s’éloigne des centres équestres traditionnels pour emmener sa bande de cavalières vers de nouveaux horizons. Avec HORSE CLUB Ride West, la franchise opte pour un changement de décor radical en transposant ses mécaniques de jeu dans un univers inspiré du Far West.

Développé avec le soutien du ministère allemand de la Culture et des Médias et distribué sur PC, PS5, Xbox Series X|S et Nintendo Switch, ce troisième opus ambitionne d’offrir une aventure équestre en monde ouvert à la fois rafraîchie et toujours adaptée au jeune public.

Cap sur le Wild River Ranch : une parenthèse western sans prise de tête

L’aventure démarre lorsque les héroïnes habituelles du Horse Club posent leurs valises au ranch Wild River. Fini les prairies verdoyantes d’Hazelwood : le décor s’articule désormais autour d’un monde ouvert désertique ponctué de canyons, de mines abandonnées, de forêts de cactus et de sources thermales.

L’intrigue principale se veut volontairement simple et accessible. Il s’agit de participer à la vie du ranch, d’aider les habitants locaux et d’accomplir une série de quêtes souvent axées sur la récolte d’ingrédients (notamment pour le personnage de Nayla), le nettoyage ou la livraison. Le cycle jour/nuit rythmant le jeu permet d’enchaîner les missions avant de rejoindre le feu de camp ou le lit pour passer au jour suivant.

Au total, six chevaux sont intégrés à l’aventure. Cinq d’entre eux sont disponibles rapidement, tandis qu’une monture supplémentaire se débloque en accomplissant une quête secondaire spécifique. Pour agrémenter les balades, le titre intègre plusieurs mini-jeux typiques de l’imagerie western, comme le tir à l’arc à cheval ou la guitare autour du feu.

Un système d’équitation repensé pour la maniabilité

La principale nouveauté de cet épisode réside dans la refonte des commandes équestres. Pour coller à la thématique western, Wild River Games a introduit la manœuvre du sliding stop (glissement), qui permet d’effectuer des virages serrés et des arrêts nets à pleine vitesse.

Le lien entre le joueur et sa monture est matérialisé par un système de progression à cinq statistiques :

  • La Vitesse : Pour accélérer les déplacements dans les grands espaces.
  • L’Endurance : Pour maintenir le galop plus longtemps.
  • L’Agilité : Pour gagner en réactivité dans les virages.
  • La Capacité de saut : Pour franchir les obstacles du décor.
  • L’Amitié : Représentant l’affinité développée en prenant soin de son cheval.

À cela s’ajoute une personnalisation cosmétique poussée, offrant plus de 100 options combinables (tenues, chapeaux, selles, bridons) déblocables en dépensant l’argent gagné lors des mini-jeux et des tournois.

Le verdict : un contrat rempli pour le jeune public

Si l’aventure principale s’avère relativement courte et que la gestion de la caméra lors de la conduite des chevaux peut parfois manquer de précision pour les petites mains, HORSE CLUB Ride West atteint son objectif initial.

Le titre ne cherche pas à rivaliser avec les cadors de l’aventure en monde ouvert, mais propose une promenade équestre colorée, bien doublée et sans violence, parfaitement dimensionnée pour les 6-12 ans fans de la gamme de jouets.

Note et bilan

Note : 6,5 / 10

HORSE CLUB Ride West remplit honnêtement sa mission de jeu pour enfants. Grâce à son cadre Far West dépaysant, son doublage français intégral et sa prise en main immédiate, le titre de Wild River Games offre un divertissement enfantin agréable qui ravira les jeunes passionnés d’équitation et de figurines Schleich.