Test Shadow of the Colossus un monument du jeu vidéo enfin restauré sur PS4

Disponible depuis le 07 février 2018 en exclusivité sur PS4, Shadow of the Colossus n’en n’est pas à son premier lifting. En effet, le titre de Fumito Ueda a fait les belles heures de la PS2 en 2006 puis a bénéficié d’un portage HD sur PS3 quelques années plus tard. Pour cette nouvelle version, Sony ne se contente pas de nous proposer un simple remaster, on parle bien ici d’un remake de Shadow Of the Colossus. Le jeu dans son scénario et son cotnenu reste exactement le même mais le titre a bénéficié d’un travail d’orfèvre de la part du studio Bluepoint Games. Découvrons si la magie opère toujours.

 

 

Test Shadow of the Colossus : Un monument du jeu vidéo enfin restauré sur PS4

Vous m’en mettrez 16

Shadow of the Colossus  repose sur un concept finalement très simple : Explorer un environnement pour trouver et combattre des colosses. Comme pour la plupart des jeux de Fumito, le scénario reste vague et se contente d’apporter des éléments ici et là laissant libre cours à votre imagination, ce qui n’est pas plus mal. Le concept de combattre des géants peut donc paraitre répétitif pour certains mais ils sont tous si différents que chaque affrontement est unique. Certains colosses volent, d’autres vivent dans l’eau, le sable… certains sont rapides… d’autres très lents mais gigantesques.

A la recherche des colosses

Shadow of the colossus est un jeu plus ou moins en monde ouvert, car l’exploration reste limitée, tout comme les interactions avec votre environnement. Alors oui, il sera possible de décocher une flèche sur le fruit d’un arbre ou mettre la main sur quelques objets brillants ici et là mais rien de plus. Le titre de Fumito n’est pas un monde ouvert moderne à proprement dit et heureusement d’ailleurs. Néanmoins, vous reviendrez au chevet de votre belle après avoir terrassé chaque colosse, il faudra donc à nouveau chevaucher Agro à la recherche de votre prochain adversaire. Vous traverserez des plaines verdoyantes, des forêts denses, des étendues désertiques et des lacs.

Pour trouver les colosses il faudra miser sur votre épée. En effet, il suffit de la brandir même au galop pour qu’elle vous indique la direction à suivre. A proximité d’un géant ou d’un élément à collecter, cette dernière passera d’une lueur bleue à une lueur dorée. Il faudra ensuite trouver le colosse pour lancer la cinématique et le combat. Si cette tâche semble aisée dans un premier temps, elle devient plus délicate pour les 4 derniers colosses. Vous vous heurterez régulièrement à des montagnes rocheuses qu’il faudra contourner.

Là-haut sur la montagne

Inutile de vous acharner à décocher des flèches par centaine, il faudra cibler les points sensibles de la bête souvent situé sur sa tête, son dos, son ventre… Mais pour se faire il faudra d’abord l’escalader ce qui n’est pas toujours facilement. Le combat nécessite un temps d’analyser pour savoir comment faire trébucher un colosse, l’attirer dans un endroit précis, le faire sortir de l’eau ou même briser sa carapace. Dès que vous vous tiendrez fermement à la fourrure du géant il faudra vous rendre sur son point faible, symbolisé par un logo bleu brillant. Attention cependant, vous êtes tributaire d’une jauge d’endurance et votre héros ne pourra pas tenir éternellement, il faut donc prévoir des points d’étape pour recharger votre jauge.

Un combat sans merci

Vous voilà sur le point faible du géant, il est temps de lui asséner des coups d’épée. Pour cela il faudra charger votre attaque avec carré mais les colosses n’hésiteront pas à se débattre, vous rendant la tâche plus difficile. On retrouve là un réalisme saisissant dans les animations, qui n’est pas sans rappeler Trico dans The Last guardian, le dernier jeu en date de Fumito. De plus, cette mouture 2018 ne souffre d’aucun ralentissement ce qui rend l’expérience encore plus immersive. Lorsque vous porterez le coup de grâce, le colosse s’effondrera sur une bande son magistrale qui nous fait ressentir de la tristesse pour ce géant que l’on vient de combattre.

Une restauration sublime

Bravo au studio Bluepoint Games en charge de la restauration de ce chef d’œuvre et qui a fait un travail de fourmi notamment sur les colosses. Il suffit de visionner quelques vidéos qui comparent les versions PS2, PS3 et PS4 de Shadow of the Colossus pour se rendre compte de l’immensité du chantier. En parcourant ce vaste monde et en découvrant les différents colosses, on peine à croire que le jeu date de 2005, on appréciera les niveaux de détails sur la fourrure des colosses, les inscriptions… Le titre est même plus beau que le petit dernier des jeux Fumito Ueda : The last guardian, c’est pour dire. Chapeau à Bluepoint Games.

Les points forts de Shadow of the Colossus

  • Remettre la main sur un chef d’œuvre
  • Visuellement le jeu est une pure merveille
  • Une OST enivrante
  • Tous les colosses sans exception
  • Un jeu unique
  • Petit prix (entre 30 et 40 euros)

Les points faibles de Shadow of the Colossus

  • Des petits soucis de caméra qui persiste
  • Un concept que certains pourraient trouver répétitif

Conclusion 18/20

Chef d’œuvre incontesté en 2005, Shadow of the colossus revient plus beau que jamais sur PS4 et PS4 PRO. Le studio Bluepoint Games a réalisé un travail d’orfèvre sur la restauration de ce bijou vidéoludique en peaufinant les moindres détails des 16 colosses. Plus de 10 après sa sortie, le jeu de Fumito Ueda n’a pas pris une ride, on reste en extase devant les animations des colosses qu’il faudra combattre. La magie s’intensifie quand les affrontements se déroulent dans les airs ou à la surface de l’eau, le tout accompagné d’une bande son magistrale. Shadow of the colossus prend d’ores et déjà la première place sur le podium des meilleurs remaster de l’année, et il sera difficile de l’en détrôner.

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