Zoom sur la première saison de Powers, la division qui veille sur vous !

La première saison de Powers crée par Charlie Huston (scénariste de « Already dead » et « Caught stealing ») est disponible en DvD et Bluray. Elle se compose de 10 épisodes de 42 minutes chacun. Elle est l’adaptation du comic de Michael Avon Oeming et Brian Michael Bendis. Elle s’efforce de mêler la science fiction à la série policière.

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 Christian Walker et Deena Pilgrim sont inspecteurs à la « Powers division », une brigade crée pour lutter contre les dérives des super-héros aux pouvoirs parfois trop puissants où mal maîtrisés. Walker alias « Diamond » était l’un d’entre eux, et vit très mal d’être redevenu un humain ordinaire. A Hollywood, les supers héros sont chose commune, et vivent à visage découvert. Anonymes,  ennemis publics ou véritables stars, ils sèment en tous cas le trouble au sein de leurs pairs. Certains rêvent même de devenir aussi des Powers : Les « wanna be ».

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Johnny Royalle (Noah Taylor), un ancien ami de Walker qui a le pouvoir de se téléporter, refait surface, et cela ne présage rien de bon pour le monde entier. Il rend visite en secret à Wolfe (Eddie Izzard), le plus dangereux de tous les êtres, qui est enfermé dans une prison pour « Powers ».  Ce dernier est le responsable d’un massacre qui a eu lieu vingt ans auparavant. Johnny va être l’initiateur d’une erreur qui va affecter leurs vies à tous les trois, et bien plus… Les trois protagonistes, tous très liés par le passé, vont évoluer autour de la notion de devoir, se confrontant à leurs désirs, et à leur nature de sur-hommes. Les notions de Bien et Mal sont ici très relatives…

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Sharlto Copley (Elysium », « Chappie ») et  Susan Heyward (« The Following) s’en sortent à merveille, et les gros méchants sont très sombres et immoraux, dérangeants, saisissants de noirceur. La jeune Calista jouée par Olesya Rulin est très efficace également. On retrouve des éléments classiques du genre, l’intrigue va croissante et le suspense est bien présent à la fin des épisodes. Les effets spéciaux ne sont pas fantastiques, et se contentent de servir l’histoire. Quelques scènes sont particulièrement violentes et sanguinolentes. Les thèmes de nos sociétés contemporaines sont abordés d’un angle différent que traditionnellement : la célébrité, la drogue, le sexe, la corruption … Ce qui donne un côté actuel, « branché » (paradoxalement, certains costumes sont ringards et font carton !). Tout le casting parvient à donner l’épaisseur nécessaire à la trame même si certains évènements sont prévisibles ; on s’identifie aux personnages, qui sont plus humains que jamais. Les super-héros dans Powers, n’ont rien d’héroïque ! « Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités », et on saisit l’importance des choix, et la vulnérabilité d’hommes et de femmes, aussi forts soient-ils. La bande son est plaisante… Elle ne reste pas dans la tête, mais elle fait le boulot. Les voix masculines manquent un peu d’intensité, et sont mieux en VO. Les bonus ne sont pas exceptionnels, mais ils en apprendront un peu sur les intentions de l’équipe de tournage. La saison deux sera disponible sur le PSstore dès le début 2016.

« Powers » reste, pour le moment, une belle surprise qui, au cours de cette saison déjà bien mouvementée, nous prépare à des évènements capitaux. Elle saura séduire le grand public ainsi que les fans du genre, même si elle souffre de certaines maladresses et lieux communs.

Article rédigé par ECHAP

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