PUBG enfin sur Playstation 4, le Battle Royale le plus abouti ?

Entre Fortnite, H1Z1 ou Black Ops 4 et consorts, on voit déferler ces derniers temps moults titres et mods inspirés de Battle Royale ces temps-ci. Sorti depuis plus un an sur One et Pc et même disponible sur mobile, c’est le 7 décembre 2018 que la version Ps4 de Player Unknow’s Battlegrounds (celle que l’on a pu tester) a débarqué dans nos salons. PUBG Corporation, une filiale de Bluehole a décliné son bébé sur consoles, alors qu’on sait que les Pcs les plus performants peinent déjà à faire tourner la bête à plein régime…

En début de partie, vous êtes largués d’un avion, et vous choisirez approximativement où vous souhaitez atterrir. Cette phase peut être déterminante, à vous de bien repérer où vos adversaires se déploient.

Player Unknow’s Battlegrounds : Soldat inconnu

Avant tout, vous pourrez créer et personnaliser votre personnage. L’outil de création est sommaire, mais a le mérite d’exister. Vous pouvez y revenir quand bon vous semble.

Les parties se lancent et peuvent s’enchainer assez rapidement. Lorsque vous installerez le jeu, deux icones sont crées : l’une est un serveur test, sur lequel vous pouvez en ce moment tester gratuitement Vikendi ; c’est la 4ème map, enneigée, qui sera incluse avec le Pass Event.

Plus la zone se rétrécit, plus vous essuierez de lourds dégâts si vous êtes pris à l’extérieur de celle-ci.

A chaque partie, vous êtes à 100 par serveur, sur environ 8 km².

Vous aurez le choix entre plusieurs modes : outre l’entrainement, vous pourrez décider d’être seul, en duo, ou bien en escouade… La façon de jouer sera du coup bien différente. Par exemple vous pourrez être réanimé par vos coéquipiers, et la communication et la cohésion seront les maîtres mots.

Techniquement, on reste perplexe car visuellement, PUBG est assez inégal. L’affichage permet de voir loin, et le jeu est assez fluide… Mais du coup, on a l’impression, de jouer à une bêta, tant les environnements manquent d’ombres, paraissent vides et morts. Les textures elles, passent plutôt pas mal dans l’ensemble. Les décors intérieurs des bâtiments se ressemblent beaucoup, mais la végétation est assez dense. L’un dans l’autre, L’immersion est bien là.

En 1080p sur ps4, en 1440p sur Ps4 Pro. Et sur Xbox X en 4K… Personne n’aura le même PUBG, cela dépendra de la machine que vous avez à disposition. Les effets météorologiques sont présents : pluie, vent, soleil couchant…

Comme dans un Fortnite, vous devrez utiliser les éléments de décor à votre avantage.

PUBG – ROYAL BATTLE

Ne vous attendez pas à défourailler dans le tas sur tout ce qui bouge, sans peine, à un rythme frénétique : les armes et leur comportement se veulent réalistes, et les rencontres sont assez rares en début de partie. Vous devrez composer avec le recul. Sans parler de vraie simulation, la stratégie a une place de choix dans PUBG.

Pas mal d’accessoires et d’équipements sont à disposition. Là où un H1Z1 était plutôt limité, rendant ainsi la durée de vie et l’intérêt éphémères, PUBG offre un choix conséquent de viseurs, d’armures, de poignées, de grenades… que vous pourrez stocker dans votre sac à dos.

Sinon, on retrouve bandages, canettes énergétiques, ainsi que véhicules en tout genre… Le système d’inventaire à la RPG est plutôt complet, et se transpose pas trop mal sur console.

De temps en temps, une zone rouge s’affiche sur votre map. Prenez garde car un déluge de bombes vous tombera sur le coin du nez, si vous avez le malheur de vous y trouver.

Vous pourrez jeter des pommes ou des boules de neige, et parer les balles avec une poêle… Oui, dit comme ça, cela prête à sourir. PUBG ne se prend pas complètement au sérieux.

Au niveau des déplacements, on est plutôt gâtés, avec une grande liberté : Se baisser, s’allonger, sauter, mais également pencher à gauche ou à droite lorsque vous épaulez… Un simple double clic sur le joy gauche, vous permettra de courir automatiquement. Utile quand on sait que les distances à parcourir sont importantes. Pour épauler, une simple pression sur la gachette gauche suffit. Pratique et agréable.

Vikendi, la map enneigée, est jouable sur le serveur test en ce moment. Mais vous devrez débourser un supplément si vous voulez y jouer dans sa version finale…

Enfin, vous pourrez à tout moment alterner entre vue subjective et vue à la troisième personne. Très appréciable et trop rare…

Attention aux campeurs ! La survie étant la base du jeu, de nombreux joueurs laissent défiler le chrono en se cachant, attendant patiemment de cueuillir les inconscients qui leur passent à coté en cavalant. Ainsi, la stratégie consistant à laisser les autres commettre une erreur fonctionne, du moins un temps. Attendre, tapis dans l’ombre, choisir ses déplacements avec soin, utiliser l’environnement à son avantage… font partie intégrante du gameplay de PUBG.

La gravité laisse parfois perplexe, surtout avec les véhicules. Cela donne d’ailleurs droit à quantité de vidéos WTF sur le web. On dirait un peu GTA sur la lune, mais je fais la mauvaise langue : c’est rarement génant.

Les lunettes de visée sont très bien faites ; l’utilisation des armes se veut réaliste mais délicate. Une fois pris en main, c’est un régal.

L’ambiance est un des points forts du jeu. L’atmosphère pesante d’un champ de bataille s’installe peu à peu au cours de la partie. Des rafales au loin vous rappellent pourquoi vous êtes là, à mesure que vous progressez dans votre prudente collecte d’armes. Le vent dans les arbres est souvent le seul son qui trouble le calme ambiant. La tension grimpe à mesure que le temps s’écoule, et les fins de parties peuvent vite être épiques. On sent l’étau se resserer, le sentiment d’urgence grandissant… et c’est très efficace !

Player Unknow’s Battlegrounds : PAY TO WIN ?

Sachez qu’un Pass a un peu moins de 10 euros est proposé (à renouveler à chaque saison). Il vous permettra d’obtenir des récompenses plus intéressantes que ce que la version standard propose. Si cela peut faire grincer quelques dents, et sans être vraiment indispensable, les plus curieux et les plus investis dans le jeu passeront peut être le cap…

Certains paysages sont tout de même très jolis, même s’ils manquent d’ombres.

Les points positifs Player Unknow’s Battlegrounds

Un gameplay bien fichu et de bonnes sensations

100 sur un serveur, fluide et relativement stable

Ambiance prenante voire addictive

Dispo sur de nombreux supports, dont mobile

Les points négatifs PUBG

Un visuel qu’on aurait aimé plus fin

Mettre la main à la poche pour du contenu cosmétique, à chaque saison

3 maps seulement, 4 avec le Season Pass

En escouade, le gameplay sera différent. L’esprit d’équipe et la communication seront essentiels, si vous voulez survivre.

Conclusion Player Unknow’s Battlegrounds

Player Unknow’s Battlegrounds est clairement le Battle Royal ultime (dans son approche réaliste, du moins). Le système de loot et la gestion d’inventaire à la RPG offrent une expérience prenante, proche du réel, et chaque partie peut s’avérer unique. Parfois frustrant, parfois jouissif, PUBG est accessible, même si vous devrez adapter votre jeu car le gameplay est assez particulier. Il y a peu de maps, mais elles sont immenses, et offrent un dépaysement et une sensation de liberté. Pour ceux qui ne vouent pas déjà un culte à Fortnite, ou qui sont lassés de H1Z1 et son mod limité, PUBG s’impose comme la référence du genre, même s’il n’est pas exempt de défauts. Un must-have dans son genre, mais sachez prendre la version qui vous correspondra le mieux ; si vous disposez de plusieurs supports, d’une machine à l’autre, l’expérience sera quelque peu différente.

Article rédigé par Edchap

Les fins de parties ne donnent d’autres choix que de faire s’affronter les survivants.

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